Cette manufacture de caoutchouc qui a appartenu à Bata est un lieu assez connu et archi visité par les urbexeurs de tout bord. Fermée définitivement en 1991, la partie la plus ancienne de l’usine a été ouverte en 1936 au bord de la Seine.

Elle fabriquait diverses choses : jouets, chaussures, chaussettes, collants, masques à gaz… Bref, un très gros lieu de production en France. Elle a employé pas moins de 1700 employés dans les années 60/70. A sa fermeture, il n’en restait qu’une grosse centaine.

Vue de l’usine en 1960
Vue de l’usine en 1971

J’ai longtemps réfléchi avant de donner le nom du lieu, mais étant tellement connu et tellement défoncé, il n’y a pas grand chose à faire de plus si ce n’est se tuer dedans : cette usine tombe en lambeau et est vraiment très dangereuse. Je vous déconseille donc fortement d’y aller, on entend du verre et des tuiles tomber en permanence des anciennes verrières, ce qui donne une ambiance assez spéciale. Par conséquent, le sol est jonché de tessons de verre, de terre cuite et de métal rouillé. Malgré tout, l’ambiance est énorme avec des arbres à papillon de partout.

Vue aérienne de l’usine Bata de nos jours.

Ce jour-là, nous devions aller visiter des châteaux mais on s’est fait rembarrer, en même temps, le week-end, ces lieu sont assez surveillés. On était trois en ce début d’automne, Thui-Vi, Antoine et moi. On s’est donc rabattu sur cette usine qu’on savait bien dégradée. Mais finalement, j’aime vraiment ce genre d’ambiance, plus même que certains châteaux qui, bien vides, sont sauvés par leur seule architecture. Ce côté steampunk / Fallout est vraiment génial. J’y retournerai en plein été lorsque les buddleias seront en fleur, je pense que je pourrais sortir des photos sympas même si ça doit grouiller de guêpes et de frelons.

On est rentrés très facilement dans l’usine, aucun soucis particulier. On arrive dans un enchevêtrement de divers déchets qui doivent être là depuis sa fermeture. Après avoir passé ce premier obstacle sans encombre, on continue et on arrive sur la première halle bien dévastée par un petit sentier qui serpente entre les arbres à l’intérieur de ce qu’il reste des bâtiments.

Il n’y a plus grand chose dans la manufacture de caoutchouc, il reste des murs et du vieux métal qui rouille… pas beaucoup de lumière quand on est arrivés, pas mal de nuages.

On trouve ces deux énormes pièces qui devaient être des fours (?), vu qu’il y a encore les portes qui sont isolées.

On a pas mal déambulé dans la manufacture de caoutchouc, histoire d’essayer de ne rien louper. Je pense qu’on a fait le tour (on est quand même restés 3 bonnes heures dedans). Je n’ai pas grand chose d’intéressant à rajouter sur ce lieu, j’ai apprécié y faire des photos, surtout quand le soleil s’est enfin levé. Ce fut vraiment une chouette exploration !

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